Selon une étude conduite par l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales portant sur le rapport des étudiants avec la sexualité, il ressort que deux jeunes hommes étudiants sur dix ont des rapports non protégés.
Un nombre qui peut interpeller voire surprendre eu égard aux campagnes de sensibilisation et de prévention qui se sont multipliées ces dernières années, en France et dans le monde.
On apprend également que 20 % des étudiants (sondés) ont déclaré ne pas toujours utiliser un moyen de contraception lors d’un rapport sexuel.
Pour ce qui est de l’univers féminin, 1 étudiante sur 10 indique avoir «déjà fait l'amour sans être protégée».
Pour les promoteurs de l’étude, il s’agissait de mieux «diagnostiquer» le comportement des étudiants face à la sexualité.
Autant dire que la surprise et l’étonnement ont été au rendez-vous.
Qui plus est lorsqu’on apprend que sur les 12 000 étudiants interrogés, ils sont 90% à se déclarer suffisamment informés des différents contraceptifs existants.
47,4% des sondés ont précisés obtenir leurs informations via Internet alors qu’ils sont 35,2% à s’informer auprès de quelqu'un de leur entourage et 25% à leur famille.
Autre tendance, 33,5 % des étudiantes ont indiqué consulté régulièrement un gynécologue et 63,3% n'ont jamais effectué un test de dépistage.
Pour ce qui est de la pilule du lendemain, environ 3 étudiantes sur 10, précisent avoir déjà eu recours à la pilule du lendemain.
Parmi les facteurs limitants du manque d'attention aux soins, les étudiants montrent du doigt le manque de moyens financiers.